FABLE : définition du mot 'fable' dans le dictionnaire français - CocoLeDico.com

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fable

Nom commun , féminin , singulier

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Définition de "fable"

Académie française, 8ème édition

Définition 1 :
fable
Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Les fables d'Ésope, de Phèdre, de La Fontaine. La fable du Loup et de l'Agneau. Le Chêne et le Roseau, fable. La moralité d'une fable. Il s'est dit du Sujet d'un poème épique, d'un poème dramatique, d'un roman. Il se dit aussi de Choses imaginaires. L'histoire de ce peuple est mêlée de beaucoup de fables. Il signifie par extension Fausseté, chose controuvée. Je tiens cela pour une fable. Fables que tout cela. Fable extravagante, absurde. Cette aventure est vraie, ce n'est point une fable. Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville, Être le sujet des propos, des risées populaires. Il signifie encore Récit relatif aux divinités du paganisme. Les fables du paganisme, de l'antiquité païenne. Il se prend, dans un sens collectif, pour Toutes les fables de l'antiquité païenne. Les dieux, les divinités de la Fable. Dictionnaire de la Fable.

Wiktionnaire

Définition 1 :
fable
Ce que l’on dit, ce que l’on raconte. Inusité en ce sens, qui est le propre.

Définition 2 :
fable
Sujet de malins récits. La science… Sert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Abbé Mathurin Régnier, Sat. III.) Il me laisse au milieu d’une terre étrangère, La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5.) Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Isaac Louis Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35.) Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Préc. sc. 19.) Un prince sera la fable de toute l’Europe et n'en saura rien. — (Blaise Pascal, Am.-propre, 1.) Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iph. II, 7.) Je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Gramm. 8.) Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies. — (Jean-Baptiste Massillon, Carême, Injust.)

Définition 3 :
fable
Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination. . Non plus que si nos peines Étaient fables du peuple inutiles et vaines. — (Abbé Mathurin Régnier, Sat. IV.) Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21.) Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Lett. 28.) En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Lett. 3.) Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de la Mothe Fénelon, t. XIX, p. 238.)

Définition 4 :
fable
Récits mythologiques relatifs au polythéisme. Les dieux de la Fable. La Fable offre à l’esprit mille agréments divers. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Art p. III.) Mais dans une profane et riante peinture De n'oser de la Fable employer la figure, C’est d’un scrupule vain s’alarmer sottement. — (Nicolas Boileau-Despréaux, ib.) Là [en Grèce], l’histoire ou la Fable ont semé leurs grands noms Sur des débris sacrés, sur les mers, sur les monts. — (Alphonse de Lamartine, Harold, XI.)

Définition 5 :
fable
En ce sens il s’écrit avec majuscule, et ne se dit qu’au singulier.

Définition 6 :
fable
Il se dit aussi au singulier sans majuscule et au pluriel, pour exprimer tout récit ayant un caractère mythologique quelconque. . Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable ; Il doit régner partout, et même dans la fable. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épit. IX.) Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Trait. des Ét. v, III, 2.) Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX.) Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Ois. t. XIII, p. 14, dans POUGENS.)

Définition 7 :
fable
(Poésie) Épique et dramatique. La suite des faits qui forment une pièce dramatique ou épique, en tant qu’elle est un travail d’imagination.

Définition 8 :
fable
Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages. . L'apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fabl. Préface.) Aristote n'admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, ib.) Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, ib. VI, 1.) On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Historique ancien Œuv. t. II, p. 626, dans POUGENS.) Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains.)

Définition 9 :
fable
Mensonge, chose controuvée. . Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3.) Sa mort est trop certaine et fut trop remarquable Pour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héracl. I, 2.) [Pharnace] […] me troublant par des fables, Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithr. III, 4.)

Citations fable

Quelques phrases sur le mot fable glanées ici et là sur le Web afin d'illustrer et mieux comprendre le mot fable.

Citation 1 :
La vérité historique est souvent une fable convenue.

Citation 2 :
La fable est la soeur aînée de l'histoire.

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